Comment ça s’écrit ? Comme ça se prononce !
Le Dézortografinator part d’une idée volontairement simple : si l’orthographe française accumule des détours historiques, ô combien intéressants, pourquoi ne pas essayer de rapprocher l’écrit de ce qui est réellement prononcé ? Il s’agit avant tout d’explorer ce qui arrive lorsque la prononciation devient plus importante que les conventions graphiques. Ainsi, une phrase tout à fait banale et ordinaire peut rester reconnaissable dès lors qu’elle est lue à voix haute.
Fonctionnement du Dézortografinator
Le Dézortografinator part d’un texte écrit, en détermine la prononciation, puis propose une nouvelle orthographe destinée à représenter cette prononciation. Son mécanisme principal repose sur une correspondance entre les phonèmes (sons de la langue) et des graphèmes (forme écrite). Autrement dit, il ne suffit pas de savoir quels sons correspondent aux lettres : il faut aussi savoir comment ces sons se comportent les uns avec les autres dans la langue. La phonologie du français est fabuleuse et offre énormément de matière à cérébronodulation grâce à des phénomènes aussi merveilleux que la liaison, ainsi que la chute, le maintien ou l’ajout des schwas (« E muets »), ou encore une même séquence de lettres dont la prononciation varie en fonction du mot, de sa forme grammaticale et du contexte phonologique. Bien évidemment, cette liste est non exhaustive… De ce fait, le Dézortografinator doit tenir compte du contexte linguistique avant de décider comment représenter la prononciation.
Pour dézortografier, une première analyse morphosyntaxique est lancée sur le texte, puis sa prononciation est recherchée dans les ressources lexicales. Lorsqu’une forme n’y est pas connue, un modèle de conversion graphème-phonème fait maison permet d’en estimer la prononciation à partir de son orthographe. Enfin, les règles phonologiques (liaisons, schwa, hiatus) sont appliquées.